D’où vient la notion de développement durable ?
Quelques repères historiques pour mieux comprendre
1972
Apparition des problématiques environnementales dans l’arène publique autour de deux évènements :
- Publication du rapport «The Limits to Growth» («Halte à la croissance») de Dennis et Donella Meadows, le fameux rapport du Club de Rome : un million d’exemplaires vendus.
- Première conférence internationale sur l’environnement à Stockholm, sous l’égide des Nations unies. En dépit d’un faible succès (seulement deux chefs d’Etat présents), cette conférence donne naissance au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)
1979
Première
conférence internationale sur l’homme et le climat, toujours à l’initiative des Nations unies.
1985
Elaboration, à Vienne, de la
convention pour la protection de la couche d’ozone1987
- Protocole de Montréal dans lequel l’ensemble des pays signataires prennent, pour la première fois, des engagements fermes et chiffrés : ils s’engagent à cesser la production de chlorofluorocarbones (CFC).
- Publication du rapport Brundtland qui lance officiellement l’expression de «développement durable» et en donne la définition suivante : «Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes, à commencer par ceux des plus démunis, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs».
1992
S’ouvre à Rio, vingt ans après Stockholm, la deuxième conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, souvent appelée l
e Sommet de la Terre. Deux conventions internationales y sont signées : une convention cadre sur les changements climatiques et une autre sur la biodiversité, tandis qu’est adopté un programme d’action (Action 21) devant donner naissance à des Agenda 21 dans chaque pays signataire.
1997
Une nouvelle conférence, à
Kyoto, sur l’effet de serre met en musique les grands objectifs de la convention-cadre de Rio, grâce à l’adoption d’un protocole chiffré : chaque pays s’engage à limiter ses émissions de gaz à effet de serre, les pays industrialisés s’engageant à les réduire de 6% par rapport au niveau atteint en 1990. Malheureusement, l’absence de ratification par les Etats-Unis a empêché ce protocole de rentrer en application jusqu’à aujourd’hui.
2002
Troisième Sommet de la Terre, à Johannesburg. Il aurait dû marquer une nouvelle avancée, cette fois en faveur des dimensions sociales du développement durable. Hélas. En dépit de la présence et du poids des organisations non gouvernementales et des grandes entreprises, cette grand-messe n’a abouti à quasiment aucune décision concrète. Au total, on n’a guère avancé depuis une trentaine d’années, si ce n’est – modestement sur la question du climat. La prise de conscience progresse mais l’action piétine depuis la première conférence internationale sur l’environnement en 1972…
A nous d’agir ensemble !