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Histoire et Patrimoine

Histoire et Patrimoine

Clocher du château Brignon
Clocher du château Brignon

« Le saviez-vous ? »

L’origine du nom de la commune proviendrait soit de la présence de terres blanchâtres argileuses, soit de maladies de la peau - notamment la lèpre autrefois appelée « charbon » - que l’on soignait dans le Ruisseau des Ladres. L’adjectif « blanc » aurait eu le sens de « guéri ».

Les lépreux seraient donc sortis « blanchis » de leur séjour à Carbon-Blanc...


En 1141, le baron Gaston de Montferrand charge Sicaire, moine Cistercien, de fonder l’Abbaye de Bonlieu. Peu à peu, un hameau se développe près de cette abbaye sur un territoire appellé «Terre des Reliques». Ce nom proviendrait vraisemblablement d’une villa gallo-romaine (III-IVème siècle) qui s’élevait près de l’emplacement actuel du Foyer Municipal (Place Vialolle) et du lotissement des Flandres. Ce hameau deviendra Carbon-Blanc.

Les communes sont créées en 1789 et la paroisse de Bassens à laquelle appartient le hameau de Carbon-Blanc devient alors la commune de « Bassens-Carbon-Blanc ». Puis, très vite, le canton est créé avec pour chef-lieu Carbon-Blanc.

Dans ce quartier où s’élevaient déjà la Mairie et l’Ecole, s’installent alors la Gendarmerie, la Poste, la Justice de Paix, deux études notariales, ainsi que de nombreux artisans. Si bien que ce hameau prend peu à peu son essor. La culture de la vigne et l’aménagement des voies de communication, au XVIIIe siècle, favorisent l’implantation de demeures d’agrément à la tête de domaines viticoles, pour la bourgeoisie locale ou des négociants bordelais.

Carbon-Blanc est rurale sous l’Ancien Régime, comme en témoigne un plan terrier du milieu du XVIIIe siècle conservé aux archives départementales.
Il ne manque qu’une seule chose au bourg de Carbon-Blanc : son Eglise. Ce sera chose faite : le 19 mars 1849, une chapelle commencée en 1847 à l’emplacement d’un ancien relais de poste à chevaux devient l’Eglise Saint-Paulin.

Désormais, Carbon-Blanc aspire à son autonomie. La loi du 23 avril 1853, signée par Napoléon III, va l’ériger en commune.

Mais trois années furent nécessaires pour régler définitivement les conséquences administratives et financières de la séparation entre Bassens et Carbon-Blanc.

La proximité de la métropole bordelaise - la commune intégrant la Communauté Urbaine de Bordeaux dès sa création en 1968 - le passage de la voie ferrée, de la RN10 (devenue CD911) et aujourd’hui de l’autoroute vers Paris concourent à l’urbanisation accélérée de la commune, dont seule la partie septentrionale conserve encore quelques espaces agricoles. La commune a célébré ses 150 ans en 2003.


En savoir plus
Consultez “ Histoire de Carbon-Blanc ”, livre écrit par Yves Castex et Anne-Marie Trémolet, édité par le Comité de Jumelage.
Renseignements
Tél. : (+33)5 56 06 32 03 - Courriel : am-tremolet@orange.fr ou ycastex@wanadoo.fr