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Morgan Aubert

Portrait de Morgan Aubert, carbonblanais, jeune pompier professionnel et passionné de sport (Triathlon au CACBO)



Depuis quand exercez-vous la profession de pompier ?

Je suis revenu d’Afrique en 2000, ce n’est que 2 ans plus tard que je suis devenu sapeur pompier volontaire. Ensuite j’ai eu une courte expérience au sein des pompiers de Paris et en octobre 2005 j’ai été embauché par le SDIS Gironde. Même si ce métier n’était pas ma vocation, j’ai toujours eu le désir de me sentir utile. De plus, mon père était pompier.


Quel a été votre cursus scolaire et professionnel avant d’être pompier ?


 

J’ai suivi un cursus basique : j’ai eu mon bac puis j’ai été en Fac d’histoire quelques mois. Suite à cette expérience, j’ai exercé en tant que surveillant de baignade. J’ai ensuite passé mon concours. 10 postes étaient à pourvoir sur la CUB. Suite à mon classement j’ai pu intégrer une caserne du groupement centre situé sur la CUB.



Quel est l’esprit au sein de la caserne ?


 

Il y a une très bonne ambiance et c’est d’ailleurs grâce à cet esprit de camaraderie que je me plais à rester sur Carbon-Blanc. Nous formons une équipe compétente, la routine n’existe pas. De plus, contrairement aux casernes situées en centre ville, nous disposons sur Carbon-Bblanc, d’un environnementqui nous permet d’effectuer la plupart de nos entraînements physiques en plein air. L’activité est moyennement importante : environ 2500 à 3000 interventions/an  (contre 13 000 sur Ornano, Mériadeck).


Quels sont les types d’intervention que vous pratiquez dans l’ensemble et sur quel secteur géographique intervenez-vous ?


« 80% des interventions sont des secours à personnes :malaises, blessés à domicile. Le reste concerne les feux, les accidents de circulation, ainsi que des opérations diverses…
Notre zone d’interventions s’étend à Bassens, Carbon-Blanc,Ambarès, Sainte-Eulalie, Yvrac, Lormont, Artigues. Nous intervenons également en renfort sur les zones d’interventions limitrophes à la nôtre (Bordeaux).


Comment se constitue votre journée type ?

Nous effectuons des gardes de 12h. La journée comme la nuit, le déroulement de la garde est rythmé par différentes activités (matériel, formation, sport, entretien). Bien entendu dès que l’alarme sonne, l’organisation de la journée est modifiée et la priorité est donnée à l’intervention.


Quelles sont les contraintes de cette profession ?

Il est nécessaire de s’entraîner quotidiennement. Certaines interventions peuvent être perturbantes et nous disposons d’une cellule psychologique qui peut nous accueillir à tout moment suite à un choc.

 

En contrepartie, que vous a apporté cette activité ?

 

Grâce aux pompiers, j’ai mûri et pris de l’assurance : il faut savoir agir et prendre les meilleures décisions. Ce métier m’a apporté une certaine rigueur, une grande maturité, un esprit de camaraderie et davantage de confiance par mon utilité.


Quel message voudriez-vous faire passer ?

 

Etant moniteur de secourisme et pratiquant des formations grand public, j’invite les personnes à passer leur brevet de secourisme. Avec des gestes simples, il est facile de sauver des vies… De plus, j’engage les jeunes souhaitant devenir pompiers à intégrer les Jeunes Sapeurs Pompiers (JSP) pour intégrer par la suite un
Centre d’Intervention et de Secours (CIS),comme sapeur-pompier volontaire. C’est une abnégation quotidienne, un altruisme nécessaire, une transmission de savoirs et de valeurs. C’est comme offrir sans attendre rien
en retour mis à part le plaisir de son geste.



En cas d’urgence, vous pouvez contacter les sapeurs pompiers au 18 ou au 112 (numéro européen).

Pour devenir sapeur pompier volontaire, téléphonez au 05 57 80 89 40.